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Apprendre la calligraphie japonaise

Apprendre la calligraphie japonaise
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L’art de la calligraphie japonaise est également appelé Shodo, ce qui signifie la voie de l’écriture. A l’origine il s’agissait de dessiner des caractères idéogrammes chinois (que l’on appelle Kanji en japonais). Avec le temps, les styles ont évolués jusqu’à devenir de plus en plus abstraits.

Aujourd’hui le Shodo n’est plus tracé pour le sens de ses caractères mais plus pour l’esthétique des formes, jusqu’à devenir complètement abstrait. Cet art devient de plus en plus populaire auprès de ceux qui s’intéressent au Japon et plus généralement à l’Asie.

Ce n’est pas un art facile, et les débuts sont souvent laborieux. Il faut commencer par rapprendre les caractères japonais pour ensuite essayer de les reproduire. Cela peut se faire seul ou avec un professeur qui saura guider l’étudiant vers les bons gestes.

Quand on a commencé à travailler la théorie, il faut passer à la pratique. Pour cela l’étudiant va devoir investir dans du matériel pour la calligraphie japonaise. Rassurez-vous, l’investissement est souvent assez minime et il ne faut au final que quatre choses. Quatre éléments que l’on appelle les quatre trésors du calligraphe :

  • Le pinceau dont la brosse est faite de poils d’animaux de différentes duretés.
  • Le bâtonnet d’encre, qui est de la suie mélangée avec de la colle
  • La pierre à encre dans laquelle on vient frotter le bâtonnet d’encre avec un peu d’eau. On obtient ainsi une encre liquide plus ou moins épaisse suivant les désirs de l’artiste.
  • Le papier, traditionnellement d’aspect assez rustique, sur lequel on va venir dessiner la calligraphie.

Avec cela, l’étudiant peut commencer à dessiner ses premiers Kanji, et se rendre compte de la difficulté. Tout le monde est passé par cette phase de doute, de remise en cause, jusqu’à passer outre et à force de travail arriver à dessiner des calligraphies esthétiques.

Pratiquer cet art est un véritable travail sur soi. Cela oblige à faire le vide, se libérer temporairement de ses soucis, et chercher son énergie intérieur. C’est elle que l’on doit canaliser pour ensuite faire le lien avec le pinceau, l’encre et le papier.

 

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